Systèmes et rôles · Analyse

Postes au foot : les onze positions, leurs numéros et leur rôle

Les postes au foot en quatre lignes, du gardien à l'avant-centre : le rôle de chacun, le sens des numéros 1 à 11 et pourquoi le 5 change selon le pays.

Terrain de foot avec onze joueurs numérotés en 4-3-3 : gardien 1, latéraux 2 et 3, défenseurs centraux 4 et 5, milieux 6, 8 et 10, ailiers 7 et 11, avant-centre 9.
Image : Touchline Notes

Une équipe de foot aligne onze joueurs répartis en quatre lignes : un gardien, des défenseurs, des milieux et des attaquants. Le poste désigne la zone où un joueur commence et ce qu'elle exige de lui ; les numéros 1 à 11 en sont le vieux raccourci.

Les Lois du jeu ne fixent presque rien. Chaque équipe compte au maximum onze joueurs, dont un gardien, et un match ne peut ni commencer ni continuer si une équipe en a moins de sept. Le reste relève de l'entraîneur. Les mêmes postes peuvent donc former un 4-3-3, un 4-2-3-1, un 4-4-2 ou un 3-5-2.

Les postes et leurs numéros en un coup d'œil

N° Poste Mission principale
1 Gardien de but Arrête les tirs, dirige sa défense, lance les attaques
2 Latéral droit Défend son couloir, monte pour centrer
3 Latéral gauche La même chose côté gauche
4 Défenseur central (l'ancien stoppeur) Marque l'avant-centre, gagne les duels
5 Défenseur central (l'ancien libéro) Couvre, lit le jeu, relance
6 Sentinelle, milieu défensif Protège la défense, récupère, oriente le jeu
8 Relayeur Fait le lien entre défense et attaque
10 Meneur de jeu Joue entre les lignes, crée les occasions
7 et 11 Ailiers droit et gauche Débordent, centrent ou rentrent pour frapper
9 Avant-centre Fixe les centraux, conclut

Cette grille suit la numérotation française la plus courante pour un 4-3-3. C'est une convention, pas un règlement. Depuis la saison 2022-2023, la LFP autorise les numéros de 1 à 99 en Ligue 1 et en Ligue 2, mais le 1 reste exclusivement réservé aux gardiens.

Le gardien (1)

Le gardien est le seul joueur autorisé à jouer le ballon à la main, et seulement dans sa surface. Le gardien moderne touche beaucoup le ballon au pied : il est le premier relanceur de la relance depuis l'arrière. Quand son équipe défend haut, il couvre l'espace dans le dos de ses défenseurs, la mission qu'assurait autrefois le libéro.

Les défenseurs (2 à 5)

Les défenseurs centraux jouent à deux dans une défense à quatre, ou à trois dans une défense à trois. Ils protègent l'axe devant leur but, gèrent les centres et les longs ballons, et décident quand la ligne monte ou recule. La France a longtemps distingué deux profils. Le stoppeur marque un attaquant adverse. Le libéro, sans adversaire direct, couvre derrière lui. Aujourd'hui, on juge aussi un central sur sa relance : un défenseur capable d'éliminer la première ligne de pressing par une passe ou une conduite de balle soulage tout le milieu.

Les latéraux, ou arrières latéraux, jouent de chaque côté des centraux. En défense, ils contiennent l'ailier et empêchent les centres. En attaque, tout dépend du système. Certains dédoublent le long de la ligne, d'autres restent prudents, d'autres encore rentrent au milieu quand l'équipe a le ballon : c'est le latéral inversé. Dans une défense à trois, les côtés reviennent au piston, un latéral plus offensif qui couvre seul tout le couloir.

Les milieux (6, 8 et 10)

La sentinelle, le numéro 6, se place devant la défense. Elle coupe les passes vers les attaquants, récupère le ballon et le remet vite en circulation. Quand le 6 se consacre uniquement à la récupération, on parle en France de « rôle Makélélé ». Certaines équipes alignent deux milieux défensifs côte à côte : c'est le double pivot. Quand le milieu le plus reculé est surtout un passeur qui dicte le tempo, les Italiens l'appellent regista, un meneur de jeu reculé.

Le relayeur, le numéro 8, fait le lien. Il reçoit des défenseurs, avance avec le ballon et revient défendre à la perte. Dans un milieu à trois, le relayeur qui s'écarte vers le couloir porte un nom italien : le mezzala.

Le meneur de jeu, le numéro 10, joue au plus près des attaquants, entre le milieu et la défense adverses. Sa zone la plus précieuse est l'axe juste devant la surface, la zone 14, et les couloirs intérieurs de chaque côté, les demi-espaces.

Les attaquants (7, 9 et 11)

Les ailiers occupent les côtés de l'attaque. L'ailier classique joue du côté de son bon pied, déborde et centre. L'ailier inversé joue à l'opposé de son pied fort pour repiquer dans l'axe et frapper.

L'avant-centre, le numéro 9, est l'attaquant le plus avancé et le principal buteur. Il fixe les défenseurs centraux, conclut les actions et, dos au but, garde le ballon le temps que ses partenaires arrivent. S'il décroche au milieu au lieu de rester en pointe, c'est un faux numéro 9. Juste derrière lui, le neuf et demi est un attaquant de soutien mobile et technique.

La numérotation à la française

Les numéros sont nés avant la plupart des postes actuels. Ils apparaissent en Angleterre le 25 août 1928 et deviennent obligatoires dans la Football League à partir de 1939-1940. En France, l'équipe nationale porte des numéros pour la première fois le 4 avril 1948 contre l'Italie, au stade de Colombes. À l'origine, ils suivent le 2-3-5 de l'époque : 1 pour le gardien, 2 et 3 pour les arrières, 4, 5 et 6 pour les demis, 7 à 11 pour les cinq avants.

Le passage au WM puis à la défense à quatre a fait bouger les numéros différemment selon les pays. En France, le 4 est devenu le stoppeur et le 5 le libéro. L'Angleterre a gardé le 5 en défense centrale et fait du 4 un milieu défensif. L'Argentine et le Brésil, eux, donnent le 5 au milieu défensif axial. Un « numéro 5 » n'évoque donc pas le même joueur à Paris, à Londres ou à Buenos Aires.

Le 10 a une place à part. Il est devenu un numéro de prestige, et Michel Platini y tenait, pour des raisons sportives autant que commerciales. La numérotation fixe a ensuite détaché le numéro du poste : depuis la Coupe du monde 1954, chaque sélectionné garde le même numéro, de 1 à 22, pendant tout le tournoi.

Poste et rôle, deux choses différentes

Le poste dit où un joueur commence. Le rôle dit ce qu'il fait à partir de là. Deux latéraux gauches dans le même 4-3-3 peuvent jouer deux matchs différents : l'un dédouble l'ailier, l'autre rentre à côté de la sentinelle. Un avant-centre peut rester en pointe ou décrocher en faux 9. C'est pour cela que ce site présente les rôles classiques à part, du libéro au regista. C'est aussi pour cela qu'une équipe change de visage avec et sans le ballon, quand elle doit organiser sa rest defense.

Pour comprendre comment les postes s'emboîtent, le plus simple est de les déplacer vous-même. Placez un 4-3-3 sur le tableau, montez les deux latéraux et faites descendre le 6 entre les centraux : les onze postes n'ont pas changé, mais l'équipe relance désormais à trois.

Quels sont les postes au foot ?

Il y en a quatre familles : gardien, défenseurs, milieux et attaquants. Dans un 4-3-3, cela donne un gardien, deux latéraux, deux défenseurs centraux, une sentinelle, un relayeur, un meneur de jeu, deux ailiers et un avant-centre.

Quel numéro pour quel poste au foot ?

Selon la convention française, le 1 est le gardien, le 2 et le 3 les latéraux, le 4 et le 5 les défenseurs centraux. Le 6 est la sentinelle, le 8 le relayeur, le 10 le meneur de jeu. Le 7 et le 11 sont les ailiers, le 9 l'avant-centre. Seul le 1 est imposé par le règlement en Ligue 1 : il est réservé aux gardiens.

C'est quoi la différence entre un 6 et un 8 ?

Le 6 joue devant la défense et pense d'abord à récupérer et à protéger l'axe. Le 8 couvre plus de terrain : il relaie le ballon vers l'avant, se projette et revient défendre. Dans un milieu à trois, le 6 est souvent seul en sentinelle, avec deux 8 devant lui.

Pourquoi le numéro 5 n'a pas le même sens partout ?

Parce que chaque pays a fait évoluer les numéros du 2-3-5 à sa façon. En France, le 5 est devenu le libéro, puis un défenseur central. En Angleterre, il désigne aussi un défenseur central, alors qu'en Argentine et au Brésil le 5 est le milieu défensif axial.

Explorez cette position sur le tableau tactique.

Sources et pour aller plus loin

  1. Aux origines des numéros de maillots — Demivolée
  2. Le bon numéro — Le Footichiste
  3. Lexique tactique / 1 : postes et rôles — Les Cahiers du football
  4. La LFP autorise les flocages de numéros allant de 1 à 99 — Footpack
  5. Squad number (association football) — Wikipedia